La bourse Jiyuu - Hugo Sarrade, créée par Stéphane Sarrade en mémoire de son fils tué le 13 novembre, viendra en aide chaque année à un étudiant scientifique montpelliérain désireux d’effectuer un stage au Japon.
Lorsqu’il est rentré de son sixième et dernier séjour au Japon, Hugo Sarrade, 23 ans, s’était fait tatouer sur le corps le mot «liberté» en japonais - «Jiyuu». Quelques semaines plus tard, le jeune étudiant en master informatique à la faculté des sciences de Montpellier perd la vie au Bataclan, au milieu d’une centaine d’autres victimes. Mais sa mémoire - et son tatouage - sont toujours bien vivants.
Ainsi en témoigne le logo de la bourse Jiyuu - Hugo Sarrade, créée par le père du jeune homme, Stéphane Sarrade, avec la faculté des sciences de Montpellier et la Fondation ParisTech. Cette boursevise à contribuer à hauteur de 5 000 euros au stage d’un(e) étudiant(e) scientifique au Japon. «Hugo voulait faire une thèse en intelligence artificielle au Japon après son master. Ce dispositif est une manière de faire vivre son projet», explique Stéphane Sarrade.
«Le logo était une idée de la Fondation ParisTech, et je l’ai trouvée excellente: cette bourse doit donner de la liberté à celui ou celle qui la recevra», raconte Stéphane Sarrade. «L’ouverture d’esprit est l’arme absolue contre l’obscurantisme et la barbarie. Même si c’est très difficile, on essaie de trouver du sens dans ce drame. C’est pourquoi nous développons des projets pour perpétuer la mémoire d’Hugo: monter une bourse étudiante, créer un CD avec sa musique préférée, donner son nom à une Citroên Méhari...»
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«L’idée, si nous avons assez d’argent pour pérenniser cette initiative, ce serait ensuite de créer une deuxième bourse, celle-ci à dimension nationale, centrée sur des étudiants en intelligence artificielle et en robotisation désireux de partir en stage au Japon. Ça aurait plu à Hugo», conclut Stéphane Sarrade, ému.